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Pollution au lycée



Pollution atmosphérique,
Pollution sonore…

Note de l'opérateur JRE : Cet article comporte quelques erreurs notamment sur le lien qui est fait entre CO2 oxygène et réchauffement climatique. Nous apporterons bientôt quelques corrections. malgré cela, le travail réalisé par les élèves méritait d'obtenir un prix du fait de la qualité de leur démarche d'enquête, de la rédaction et de l'effort de présentation. De plus , c'est en faisant des erreurs qu'on apprend !

La pollution atmosphérique


"Donne une solution à un homme tu lui permettras de résoudre un problème, aide le à développer sa conscience tu lui permettras de prévoir et d'éviter les problèmes.»
BOUKADOUM Abderrahmane

* Un phénomène alarmant.
Une personne consomme environ 700g d’oxygène par jour et 255 kg par an. La population du Nord-Pas-De-Calais compte 4 millions d’habitants, ce qui représente une consommation d’oxygène de 1 020 000 tonnes par an. Une personne normalement constituée rejette à peu près 960g de CO2 par jour.
Un hectare de forêt, qui produit 10 à 15 tonnes d’O2 par an, peut subvenir au besoin d’une cinquantaine de personnes. La superficie des forêts du Nord-Pas-De-Calais étant approximativement de 800 km2, il en manque donc 200 km2 pour assurer le besoin en oxygène des 4 millions d’habitants et le recyclage des gaz carboniques qu’ils émettent.
Un véhicule produit 20 kg de gaz carbonique pour 100 km et parcourt en moyenne 1500 km par an. Dans notre région, il y a un million et demi de véhicules légers ou utilitaires ; l’ensemble rejette plus de 4 500 000 tonnes de CO2 par an, alors qu’il faut un hectare de bocage pour recycler les gaz carboniques produits par 5 voitures.
Compte tenu des poids moléculaires respectifs de l’oxygène et du gaz carbonique, il y a une consommation d’oxygène de 3 200 000 tonnes environ par an. Pour le produire, il faudrait presque 3200 km2 de forêts, soit le quart de la superficie de la région.

Dans le tableau ci-dessous, figure la consommation d’énergie ktep (Kilotonnes Equivalent Pétrole) pour les principaux combustibles, bois et GPL compris :

Combustibles solides Pétrole Gaz naturel Total
2680 ktep 4466 ktep 3514 ktep 10 660 ktep

Ces combustibles dégagent des quantités de gaz carbonique comme le montre le tableau ci-dessous :

Combustibles solides Pétrole Gaz naturel
2984 kg/tonne 113 à 3149 kg/tonne 32290 kg/tonne

Dans le Nord-Pas-De-Calais, ces multiples combustions dégagent donc environ 30 millions de tonnes de CO2 par an. Compte tenu des poids moléculaires respectifs de l’oxygène et du gaz carbonique, les combustions dues aux activités humaines (chauffages, industries, transports…) entraînent une consommation de 21 millions de tonnes d’oxygène. Pour les produire, il faudrait environ 1 700 000 hectares soit 17 000 km2 de bocage alors que nous n’en disposons que de 800 km2.
Les plantes herbacées dégagent également de l’oxygène, mais leur production est très inférieure à celle d’un arbre occupant une même surface de sol. A l’inverse, les animaux, les champignons et les bactéries consomment l’oxygène et rejettent du CO2. Au total, le bilan est largement en faveur d’une surproduction de gaz carbonique.

Pour assurer les besoins en oxygène des 4 millions d’habitants de la région, il faudrait plus de 1000 km2 de bocage. Pour les autres besoins et les activités des hommes, telles que les industries, il en faudrait quelques 17 000 km2. Au total, nous arrivons à au moins, 18 000 km2 de forêts nécessaires. Or, la région qui ne s’étend que sur une superficie de 12 000 km2, n’en dispose que de 800 km2.Le Nord-Pas-De-Calais contribue malheureusement donc fortement à l’effet de serre.

Conséquences envisagées par les scientifiques de cet effet :
• Réchauffement général de la planète et submersion, par les mers, de terres habitées.
• Refroidissement de l’Europe Occidentale, dont la France, par perturbation du Gulf Stream.

Un contrôle nécessaire du phénomène.

L’air est composé de 78% d’azote, de 21% d’oxygène et de 1% d’autres gaz dont 0,9% d’argon et 0,035% de gaz carbonique. De nombreux gaz polluants et particules s’ajoutent à ces composés. L’air est pollué (en ville) par le trafic routier, les activités domestiques (comme le chauffage) et les industries. La surveillance de la qualité de l’air est donc indispensable. C’est pour cela qu’existe l’A.R.E.M.A. (Association pour la mise en œuvre du Réseau d’Etude, de Mesure et d’Alerte de la pollution atmosphérique), association conçue dans le but de contrôler la pollution contenue dans l’air de Lille Métropole. Elle dispose de différents types de stations de mesure :
• Les stations rurales, mesurant le dioxyde de souffre, l’oxyde d’azote et l’ozone sont implantées dans les villes de Baisieux, Halluin, Wervicq et Salomé.
• Les stations de proximité dont les capteurs sont placés près des sources de pollution (surtout automobile), mesurant essentiellement l’oxyde d’azote (NO2) et le monoxyde de carbone (CO).
• Les stations urbaines de fond, mesurant la pollution de fond, représentative de l’atmosphère urbaine en l’absence de proximité avec une source de pollution. Elles mesurent essentiellement le dioxyde de souffre (SO2), l’oxyde d’azote, l’ozone (O3), les particules en suspension (PES) et les métaux lourds. Celles-ci se situent dans différentes villes telles qu’Armentières, Haubourdin, Marcq, Lomme, Roubaix, Lille-Fives.

Au lycée Faidherbe de Lille, il existe justement une station de ce genre. Elle se situe à côté du Grand Gymnase et a été construite le 1er janvier 1994, mais les machines qui s’y trouvent y sont installées depuis plus récemment. Chaque mois, l’A.R.E.M.A. envoie les rapports des relevés à notre centre de documentation (C.D.I.). Le choix de cet emplacement est d’ordre géographique. En effet, elle se trouve juste à côté du périphérique et par ailleurs peu d’élèves et de professeurs circulent autour de son emplacement. Les internes constatent chaque jour qu’une fine pellicule noire sur les fenêtres est étalée, celle-ci provient des pots d’échappement des véhicules qui circulent sur le périphérique.

La nature des polluants émis par les véhicules.
Les principaux polluants atmosphériques émis par les véhicules sont :
• Le dioxyde de carbone (CO2).
• Le monoxyde de carbone (CO).
• Les oxydes d’azote (NOx) sont mesurés à la sortie du pot d’échappement, composés principalement de monoxyde d’azote (NO) et de dioxyde d’azote (NO2), avec une proportion de 60 à 80% de NO.
• Les composés organiques volatiles (COV), comprennent des composés carbonés (alcanes, aromatiques…), des composés carboxyles (aldéhydes, cétones, éthers…) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) en phase gazeuse, émis à l’échappement.
• Les particules. Certains HAP, tels que les composés benzoïques sont des composés lourds qui se retrouvent à la surface des particules.
• Le dioxyde de souffre (SO2).
• Les métaux (notamment le plomb), présents dans les huiles et les carburants.
Les constituants du carburant tels que le plomb et le souffre sont restitués dans l’air après combustion sous forme de plomb et d’oxydes de souffre en proportion de leur taux d’incorporation dans le carburant.
Le NO2 est un gaz irritant qui pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires. Il provoque une hyperactivité bronchique chez les patients asthmatiques et un accroissement de la sensibilité des bronches aux infections chez les enfants.
Parmi les composés organiques volatiles (COV), le benzène est particulièrement toxique et peut avoir des effets sur le système nerveux, les globules et plaquettes sanguines. C’est également un agent cancérigène capable d’induire une leucémie. De plus, il contribue à la formation d’ozone.
Les risques de maladies dues aux polluants présents dans l’air ambiant sont donc nombreux. Le dioxyde de souffre peut provoquer des infections respiratoires et des pluies acides. Les particules en suspension augmentent les risques d’irritation des voies respiratoires et cancérigènes. Le dioxyde d’azote perturbe la respiration et fait apparaître des troubles chroniques, à forte dose il provoque des lésions. Le monoxyde de carbone perturbe le transport de l’oxygène dans le sang et peut provoquer des anémies, des vertiges, des migraines et peut être mortel à forte dose. Enfin, l’ozone provoque des irritations oculaires, des altérations pulmonaires et des dommages sur la faune et la flore (destruction de la végétation et augmentation de l’effet de serre).
Les Lillois sont informés de la qualité de l’air grâce à la diffusion, sur des panneaux électroniques implantés dans leur ville, des informations la concernant avec notamment sur une échelle de 1 à 5.

Dans le tableau ci dessous, nous présentons les seuils de limitation de quelques polluants :

  Par jour Par année
Dioxyde de souffre (SO2) 125 ?g/m3  
Oxyde d’azote (NO2 - NO)   40 ?g/m3
Particules en suspension (PS)3 80 ?g/m  
Plomb (Pb)   0,5 ?g/m3

Dans l’enceinte de notre Lycée Faidherbe, les relevés effectués grâce à la station de mesure sont reproduits ci-dessous :
• Le dioxyde de souffre (SO2) : moyenne quotidienne ? 125 ?g/m3, seuil à ne pas dépasser plus de 3 fois par année civile.
• L’oxyde d’azote (NO2) : moyenne annuelle ? 35 ?g/m3.
On voit donc, à travers ces relevés, que l’air pollué relevé dans notre lycée est en deçà ou équivalent aux seuils de limitation.

Quelques exemples d’améliorations à mettre en œuvre.

• Améliorer l’information et la procédure d’alerte.
• Améliorer la mesure et la prévision de la pollution réalisée par l’A.R.E.M.A. de Lille Métropole.
• Augmenter les connaissances sur l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé de l’Homme et sur celle de la nature.
• Réaliser des actions de sensibilisation des usagers des transports de la Métropole.
• Informer le public sur les nuisances propres à chaque type de combustible.
• Diminuer les rejets des sources fixes et mobiles.

La pollution sonore

Une nuisance est un élément de l'environnement jugé néfaste pour la santé ou la qualité de la vie. C’est donc un élément qui dérange des personnes. Une nuisance sonore est par définition une "pollution" par le son, un son trop important, qui gêne ou crée des dégâts. Le bruit nous agresse constamment, nous pollue, c'est ce que l'on appelle la pollution sonore. Les éléments sonores qui polluent sont : la circulation, les hurlements, la musique à plein volume, les sons trop violents, trop forts, les armes, les pétards, les cloches, etc.

Pour avoir une idée de ces agressions, consultez les chiffres suivants et ceux en annexe :
En dessous de 35dB (décibels) : Calme
Autour de 60dB : Bruit courant
Autour de 65dB : Bruyant mais supportable
Autour de 85dB : Pénible à entendre
Autour de 100dB : Difficilement supportable
Au dessus de 120dB : Seuil de douleur
A partir de 120 décibels, on ressent une douleur dans l'oreille.
A partir de 150 décibels, il y a une lésion de l'oreille interne !
La gêne dépend en outre du niveau sonore, non seulement absolu, mais aussi relatif par rapport au niveau de fond, à la présence ou non d'un autre bruit, à l'accumulation, à l'aspect répétitif ou continu et à la période de la journée.

Le bruit ne cantonne pas ses effets à l'audition. En effet, l'appareil auditif constitue une fonction de guet et d'alarme qui diffuse les influx nerveux. Tout bruit insolite ou intense provoque un ensemble de réflexes et d'attitudes d'investigation, d'émotion, d'attente anxieuse, d'augmentation de la vigilance et de détérioration de celle-ci quand le bruit est jugé alarmant. Il peut entraîner des réactions sur l'ensemble de l'organisme : hypertension artérielle, vertiges, réduction du champ visuel, stress, spasmes digestifs, fatigue excessive, irritabilité.

Le bruit nocturne est particulièrement pénible. Il contrarie le sommeil en provoquant des difficultés d'endormissement, des éveils au cours de la nuit et réduit la durée du sommeil profond, phase importante pour la récupération. Les troubles du sommeil génèrent eux-mêmes des effets secondaires : fatigue, baisse de vigilance, erreurs plus fréquentes.
Les conséquences psychologiques de l'exposition au bruit, si elles sont moins connues, ne doivent donc pas être sous-estimées.

Réglementation.
- La loi bruit
La loi du 31 décembre 1992, dite loi “Royal” ou loi “bruit”, premier texte global en la matière, constitue sans doute le premier effort notable de formulation d’un texte fondateur renforçant la législation existante sans forcément remanier ni remplacer les textes précédents.

Cette loi instaure des mesures de prévention des émissions sonores, réglemente certaines activités bruyantes, fixe de nouvelles normes pour l’urbanisme et la construction au voisinage des infrastructures de transports, instaure des mesures de protection des riverains des aérodromes, simplifie la constatation des infractions, renforce les modalités de contrôle et de surveillance ainsi que les sanctions judiciaires et administratives pour l'application de la réglementation.

- Les textes relatifs aux bruits de voisinage
Le décret de 1995, introduit dans le code de la santé publique, a pour objet principal de simplifier la constatation des bruits aléatoires, c’est-à-dire des bruits liés au comportement qui causent un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage. Il supprime la mesure acoustique et la notion de faute. Il rapproche le contrôle du terrain en le confiant aux agents communaux.

- Les textes relatifs aux lieux musicaux
Le décret n° 98-1143 du 15 décembre 1998 et son arrêté d'application réglementent les lieux de diffusion de musique amplifiée.

Et le Lycée Faidherbe dans tout cela ?
Dans notre lycée, la pollution sonore est présente. Le périphérique longe des bâtiments de cours. Cependant pour les internes et même pour les personnes présentes la journée un mur anti-bruit a été édifié :


Photo du mur anti-bruit (situé sur toute la longueur du lycée Faidherbe) prise d’un bâtiment au troisième étage.

Malgré la construction de ce mur en ouvrant les fenêtres du côté du périphérique, le trafic sur le périphérique d’une métropole comme Lille est tel qu’on entend quand même les véhicules circuler, ceci est désagréable l’été (période ou les fenêtres sont constamment ouvertes).

Notre lycée est donc particulièrement confronté aux pollutions atmosphériques et sonores. Certains éléments ont été aménagés pour en limiter l’ampleur mais beaucoup reste à faire…

Ecrit par Mathilde Besson, Fanny Lefevre, Salomé Maouche, Clément Richet
Lycée Faidherbe (LILLE)